"Je veux la victoire de l'Allemagne…" Pierre Laval, chef du gouvernement français, 22 juin 1942
Sous le choc de la lourde défaite de juin 1940, le maréchal Pétain lance la “Révolution Nationale” qui vise au redressement de la France. Cela passe par une politique de collaboration avec l’Allemagne, mais très vite, les enjeux européens l’emportent sur les intérêts nationaux et le gouvernement français se compromet de plus en plus avec le régime nazi, entrainant avec lui de nombreux Français.
En juillet 1941 est créée la Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme.
À partir de juillet 1943, d’autres volontaires peuvent s’engager dans les “waffen-SS”, des unités allemandes d’élite.
Créée en janvier 1943 par des ultras de la collaboration issus du Service d'Ordre Légionnaire de la Légion Française des Combattants, la Milice traque les résistants et les juifs aux côtés des Allemands. Environ 200 Jurassiens se sont compromis dans la Milice. Ceux qui ont échappé aux réglements de compte à la Libération ont été jugés et condamnés.
Dès 1940, des offices de placement sont chargés de recruter des volontaires. En 1942, pour répondre aux exigences allemandes, Pierre Laval met en place “la Relève”, le retour d’un prisonnier contre trois travailleurs. On comptera seulement 31 départs volontaires dans le Jura.