Très récemment, il a y eu sur ce blog un commentaire soumettant à vos remarques un dossier sur les jeux vidéo (cf commentaire de Julien, dans l’article « Une BD avec un iPad »). Ce dossier est très bien réalisé, et montre bien à quel point il est important d’intégrer à sa pédagogie les jeux vidéo appelés aussi jeux sérieux ou Serious Games.
Dans ce dossier, il y a également une étude montrant que ce sont des trentenaires qui jouent le plus ! Et ces personnes sont également des parents qui jouent avec leurs enfants… et ces enfants sont aussi nos élèves !
C’est pourquoi il faut veiller à ne pas prendre trop de retard vis-à-vis de certaines pratiques pédagogiques, car si nous attendons trop, il sera impossible de combler notre retard.
Je pense que, contrairement à ce que l’on croit, il est plus facile d’être un précurseur dans ce genre de pratique pédagogique, même si on ne maîtrise pas la technologie, parce que dans ce cadre-là, les élèves apportent volontiers leur soutien et leur aide à un professeur qui, en classe, utilise leurs outils et leurs usages, mais surtout qui s’intéresse à leur façon d’être.
À l’inverse, se lancer dans une activité qui est déjà bien répandue et utilisée par de nombreux enseignants est, à mon sens, beaucoup plus difficile à réaliser. Le manque d’expérience et de connaissance des technologies utilisées crée rapidement un fossé difficile à rattraper. Et plus on attend, plus c’est difficile.










Bonjour,
Merci beaucoup pour votre article et votre analyse que je partage complètement.
J’apporte toutefois une petite précision en citant une partie de l’introduction de mon « travail » :
« Une autre limite qui peut être mise en évidence est celle qui tend à exister entre le jeu sérieux, objet à visée pédagogique, et le jeu vidéo, objet uniquement ludique. En effet, l’étude du rapport entre jeu vidéo et apprentissage s’oriente principalement vers un partenariat entre éditeurs et experts de l’éducation pour la conception de jeux sérieux. En ce sens, il s’agit donc de concevoir un outil pédagogique combinant intentionnellement des “aspects sérieux” avec des “ressorts ludiques”. Le problème qui se pose alors est de savoir si le produit ainsi conçu ne risque pas d’enlever la spontanéité inhérente à la situation pédagogique dans laquelle le jeu vidéo (purement ludique) est détourné afin de devenir, pour un temps donné, un objet d’apprentissage. »
Je m’oriente donc plus vers un détournement du jeu vidéo à des fins pédagogiques (comme on le ferait avec des jeux de société) que vers une utilisation de jeux sérieux pures. L’un n’empêche toutefois pas l’autre et apprendre à intégrer l’un dans sa pratique revient à maîtriser l’utilisation de l’autre.
Merci pour ces précisions, avec lesquelles je suis d’accord. À mon sens, c’est le terme sérieux qui ne convient pas : un jeu ne peut pas être sérieux, il est forcément ludique. Mais il peut permettre certains apprentissages, … en est-il sérieux pour autant ?